La conférence sur le financement des retraites souvre aujourdhui. Peu de chance quelle débouche sur des changements profonds au vu du cadre fixé par le gouvernement. Pourtant, la CGT y participe, effet scopique léclat pour lœil, léclat prépare Par son trouble, Mme de Clèves trahit son amour devant le chevalier Cest au bal de la cour quintervient la rencontre avec Nemours, dont elle a entendu célébrer auparavant la prestance : en manifestant intérieurement sa curiosité et son impatience de le voir, elle sort enfin de sa réserve habituelle, exprimant une humanité ordinaire. Ils dansent ensemble sans se connaître. La parade obligée et contrainte du menuet permet bien de non-dits entre les partenaires. Mais, en un sens, tout est dit. Ils sadressent ensuite la parole par personne interposée, la dauphine. Voilà le premier mensonge de Mlle de Chartres, un peu embarrassée, qui ne veut pas reconnaître quelle connaît le nom de son danseur, un homme auquel elle sest intéressée. Premier refus aussi à lui accorder de limportance. La parole troublée et menteuse nest ici que le masque du silence. Mais elle ne ment toujours pas à sa mère, sa confidente habituelle et avisée, qui décèle dans un certain air la survenue dun événement que la jeune fille naïve ne pressent pas encore. À la cour, les circonstances ne manquent pas pour voir ou entendre Nemours : conversations de salon, jeu de paume, jeu de bague. Selon le mode narratif, lauteur remarque simplement quil fit en peu de temps une grande impression dans son cœur. Le mot est lancé : cette fois il sagit bien du cœur. Le paisible univers de la princesse commence à se fissurer. La voilà brusquement passionnée par les amours du roi et de la duchesse de Valentinois, questionnant souvent sa mère, intriguée par la durée dun tel amour et lâge de la bien-aimée, se renseignant ainsi sur ce quelle ignore absolument, les pulsions inconsidérés et irrationnelles du cœur. Sur sa lancée audacieuse mais en a-t-elle conscience?, elle veut connaître les dessous des autres intrigues amoureuses de la cour, comme celle du connétable quelle croyait fort bien avec la reine, jugeant sur lapparence et ne soupçonnant aucune hypocrisie. Car cest bien lune des caractéristiques de la princesse, sa sincérité et la souffrance quentraînera en elle la nécessité de cacher ses sentiments aux yeux de son époux, une souffrance qui ne cessera en partie quavec laveu. Elle se sait ignorante des jeux de la séduction et veut découvrir ce monde nouveau pour elle. Mme de La Fayette a observé de lintérieur cet univers de la cour louis-quatorzième où les bienséances cachent la corruption des mœurs, les rivalités cruelles et les réalités sordides, en tous points semblables à celle des Valois où évoluent les protagonistes. Mme de Chartres se fait son porte-parole, au fait des bassesses et ambitions féroces dun milieu raffiné mais corrompu. Les occasions de voir Nemours se multiplient et avec elles, lentraînement de son cœur, quelle dissimule à sa mère, sans avoir un dessein formé de le lui cacher. Ainsi, inconsciemment mais ô combien naturellement, la princesse va entrer dans le monde des amours secrètes et silencieuses, ignorant que Mme de Chartres, en femme expérimentée, sait déjà tout. Lamour secret exige lapparente indifférence : elle assiste à une conversation entre le duc de Condé et la dauphine où elle ne faisait pas semblant dentendre mais quelle écoutait avec attention puisquil sagit du duc de Nemours qui, selon Condé, trouve quil ny a point de souffrance pareille à celle de voir sa maîtresse au bal, si ce nest de savoir quelle y est, et de ny être pas. Cest à elle quil sadresse en somme, à travers Condé, puisquelle doit assister au bal du maréchal de Saint-André, et pas lui. Condé et la dauphine disputent de casuistique amoureuse à la place de la princesse, encore inexpérimentée et qui va méditer sur ces paroles : puisque Nemours en souffrirait, elle nira pas au bal. Elle donne un prétexte à sa mère, proférant ainsi un autre mensonge, le premier mensonge conscient quelle lui fait, entrant ainsi dans le monde de la ruse et de la dissimulation, une comédie quelle jugera à la longue indigne delle. Le prétexte paraît trop léger, mais elle sentête preuve de force de son sentiment et toutes deux conviennent dune maladie imaginaire. Première occurrence de la maladie, ici fictive, qui se déploie au long du texte en ces symptômes divers et coutumiers de lépoque, pâleur et évanouissements, et qui sexprimera finalement dans une maladie de langueur qui ne laissait guère despérance de sa vie. La princesse préfère donc passer quelques jours chez elle qualler au bal, annonce de lenfermement volontaire final : lespace se raréfiera, nulle distraction ou diversion à lidée-fixe de lamour-passion. Tel est le premier pas des surenchères sacrificielles et des exaltations de la volonté auxquelles elle se livrera avec délice ; en effet, la disproportion entre le temps dun bal, une poignée dheures, et ces quelques jours indique que la jeune femme est prête à tous les sacrifices pour le bonheur de lêtre aimé qui, hélas, ne le saura pas puisque le roi lenvoie au-devant du duc de Ferrare. Sacrifice silencieux donc, à lorée de cet univers dessiné par la Carte de Tendre : la dame aimée fait une halte ignorée à Tendre-sur-Reconnaissance Le duc, de retour, ignore les raisons de son absence au bal. Ils ne se parlent que par personnes interposées et la frustration pourrait sinstaller sils ne se revoyaient chez la dauphine, samusant à révéler la vérité que cherche à démentir Mme de Chartres. Ni lun ni autre ne sadressent la parole mais la princesse rougit pour la première fois devant Nemours. Il y voit un signe, mais nulle certitude. Quant à elle, son cœur balance entre joie dun aveu signé par son absence au bal et blessure de sa fierté naturelle : oscillations ordinaires dun cœur amoureux qui se refuse à montrer sa flamme, lun des premiers supplices du silence où Mme de Clèves montrera une exemplarité radicale. Mme de Chartres se livre alors à un discours, commencé au style indirect et poursuivi au style direct, sur la vie galante de Nemours, ses nombreuses aventures sans lendemain et celle quil mènerait avec la dauphine. Elle multiplie les vous pour impliquer sa fille, insiste sur sa vertu et sa réputation dont elle connaît limportance aux yeux de la jeune femme et lui donne des conseils cruels : je vous conseille déviter, autant que vous pourrez, de lui parler, je suis davis que vous alliez un peu moins chez madame la dauphine. Avertir sa fille, leffrayer et la rendre jalouse à tort ou à raison, telles sont ses préoccupations de mère habile. Le but est atteint : la princesse en change de visage, ne dit rien et se réfugie dans la solitude de son cabinet afin de méditer sur son erreur. Son monologue intérieur ne peut être livré que selon la des débuts de lhistoire littéraire romanesque avec des verbes conventionnels tels que sentit, vit, trouva, une syntaxe sans fioritures et des phrases sèches tout au long du paragraphe. Il est vrai, dit lauteur que lon ne peut exprimer sa douleur. Impossibilité affective, littéraire et culturelle. Mais, comme le cœur, mentionné quelques pages plus haut, apparaît désormais la douleur. Surtout, la princesse se livre ici silencieusement au premier aveu dune longue série : elle ose enfin savouer à elle-même les sentiments quelle éprouve pour Nemours. Jusque-là, elle leur donnait libre cours naturellement, quasiment inconsciente, loin de toute réflexion ou analyse. Cette prise de conscience déclenchée par sa mère se double de remords honteux envers M. De Clèves qui mériterait son amour mieux que Nemours : ici pointe la culpabilité, qui jouera un grand rôle dans la suite du roman. Sy ajoute le déshonneur de servir de prétexte aux rencontres entre Nemours et la dauphine : ici pointe la chaste vertu. Elle se décide à sortir de son silence et à tout avouer à sa mère dès le lendemain matin, pressée de se dédouaner et de se réhabiliter à ses propres yeux : faute avouée est à moitié pardonnée. Il nest pas question dans le texte sauf dans lexcipit de religion mais celle-ci est présente, implicitement : les vertus de la princesse sont parfaitement chrétiennes dans une option janséniste rigoureuse. Mais laveu est impossible et la parole libératrice nest pas prononcée : Mme de Chartres est souffrante, première atteinte de la maladie qui lemportera. Si cette mort entre dans léconomie interne de lœuvre, on peut également souligner que Mme de La Fayette séloigne du schéma de la tragédie classique en éliminant les confidents : la princesse ne pourra désormais se confier quà son cœur ; sans la parole dautrui, toujours nécessaire à la relativisation, elle entrera progressivement dans un délire intérieur, violent, irrationnel et obsessionnel. En contradiction avec le conseil de sa mère et sa décision de la veille, elle se rend chez la dauphine qui sentretient de Nemours avec ses dames de compagnie ; elle y apprend combien il est changé : il na plus un nombre infini de maîtresses. La dauphine sadresse directement à la princesse, qui commence par se taire. Sajoute à sa honte une aigreur contre la dauphine : elle la juge de mauvaise foi puisquelle est bien la première à connaître la raison de ce changement. Sortant de sa réserve, elle ose lui en faire part, preuve dune audace nouvelle de son discours. Mais la dauphine dissipe le malentendu : Madame la dauphine parla dun air qui persuada madame de Clèves, et elle se trouva malgré elle dans un état plus calme et plus doux que celui où elle était auparavant. Lespoir revient dans son cœur. La maladie de Mme de Chartres prend des proportions alarmantes qui requièrent lattention de Mme de Clèves ; affaiblie par linquiétude, elle ne pense pas à se défendre contre Nemours, à la fois troublée et émue à sa vue mais prête à le haïr car désormais consciente que ce charme quelle trouvait dans sa vue était le commencement des passions, la pire chose pour la personne vertueuse et digne quelle a toujours été. Ils néchangent nul propos, le regard suffit à accroître les sentiments comme il a suffi lors de leur première rencontre au bal, et comme il a suffi à M. De Clèves dans la joaillerie. À la veille de sa mort, Mme de Chartres appelle sa fille à son chevet et lui donne ses derniers conseils. Que la princesse fonde en larmes sur les mains de sa mère est dans lordre des choses : lépreuve, déjà tragique en elle-même, saggrave du discours maternel qui décrit en termes dramatiques la situation de sa fille : péril, précipice, grands efforts, grandes violences, partis trop rudes et trop difficiles, affreux. Les métaphores succèdent aux hyperboles. Pour parachever le tout, elle exerce un chantage quasiment post-mortem : si quelque chose était capable de troubler le bonheur que jespère en sortant de ce monde, ce serait de vous voir tomber comme les autres femmes. Une seule réponse possible : les pleurs de la jeune femme, signes du désespoir le plus total et de son impuissance face à une situation quelle ne maîtrise plus, signes de laveu. Mme de La Fayette reprend sur le mode narratif : en leur campagne de Coulommiers, Mme de Clèves donne à son époux des marques damitié et de tendresse dont nous ne saurons rien : le siècle est pudique et le lit est absent du répertoire romanesque. Elle se refuse à recevoir Nemours, ne connaissant désormais que trop les dangers du regard. Première fuite. Nous voilà enfin confrontés à un dialogue le deuxième entre les deux époux. Le prince rentre en retard de Paris et elle le lui reproche. Lattente fut longue : Je vous attendis tout hier. Sans doute lui en veut-elle inconsciemment des efforts auxquels elle consent pour lui. En ce qui concerne les mœurs de la cour, elle est encore bien naïve : elle respectait Mme de Tournon qui vient de mourir, pleine de sagesse et de mérite, croit-elle M. De Clèves la détrompe et lui apprend que la jeune et jolie veuve se laissait courtiser par deux hommes Flandre. La Lorraine est occupée par la France ; la Suède, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, quon appelait été dun monde qui préféra long-temps Corneille à Racine ; elle La Princesse de Clèves a été publié sans nom dauteur par madame de La Fayette en 1678, sous à son apogée traité de Nimègue. Lintrigue reflète avec pudeur ses émois de jeunesse et sa relation amoureuse avec le duc de La Rochefoucauld, lauteur des Maximes, mais se situe 120 ans plus tôt, en 1558 et 1559, soit il y a près de 500 ans. Jean de Bazin de Bezons, Vocabulaire de La Princesse de Clèves, Paris, Nizet, 1967…..La première phrase nous indique très rapidement dans quelles circonstances et dans quel cadre Mme de Clèves va rencontrer M. De Nemours : Elle passa tout le jour des fiançailles chez elle à se parer, pour se trouver le soir au bal et au festin royal qui se faisait au Louvre. Ce cadre et ces circonstances sont très différents de ceux dans lesquels M. De Clèves avait rencontré pour la première fois Mlle de Chartres, et, bien sûr, Mme de Lafayette a voulu quil en fût ainsi M. De Clèves avait rencontré Mlle de Chartres par hasard, en dehors de la cour, avant quelle y fût officiellement présentée, sans quil pût deviner qui elle était et sans que personne pût le lui dire. Mme de Clèves et M. De Nemours vont se rencontrer pour la première fois non seulement à la cour, mais encore en plein milieu dune manifestation particulièrement importante et brillante, et qui rassemble, bien sûr, toute la cour : un grand bal donné pour les fiançailles de la seconde fille du roi. Sils ne se connaissent pas encore, lun et lautre sont parfaitement en état de deviner sans peine qui est lautre, et, quand ils ne le pourraient pas, toutes les personnes présentes seraient là pour le leur dire.
La Princesse de Clèves La Fayette commentaire littéraire, question de grammaire et questionnaire sur lincipit pour lEAF 2020 Bonjour, ce nest pas la première fois que je viens sur ce site et je le trouve super! Je suis en première ES et je vais passer mon BAC donc il me sert beaucoup! Princesse de Clèves paraît-elle et sous quel roi? projette à son horizon la tragédie de la mort du roi, le début des
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NEW YORK La populaire comédie musicale de Broadway Hamilton pourra être vue sur le petit écran à compter de juillet.-Le roi sadresse à Mme de Clèves avec un ton impératif Le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Les deux héros se trouvent donc dans lobligation de danser ensemble. De fait, le roi collabore lui-même à la naissance de cette passion adultère préparé de longue date dans le récit et retardé par les péripéties romanesques secondaires. Ce qui fait lintérêt La Princesse de Clèves témoigne également du rôle important joué par les femmes en littérature et dans la vie culturelle du XVII e siècle, marquée par le courant de la. Avait fréquenté avant son mariage le de la et, comme son amie, faisait partie du cercle littéraire de, dont elle admirait les œuvres. Les autres personnages, illustres, correspondent aux récits des historiens, à lexception notoire de Chabannes, peut-être véritable héros de la nouvelle. Lassistance scolaire personnalisée utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service Après un malheureux mariage de complaisance en 1647 avec Marie Héricart durant lequel un enfant nait en 1653, la Fontaine entreprend des études de droit et obtient en 1649 un diplôme davocat au parlement de Paris. Héritant de la charge de maître des Eaux et Forêts à la mort de son père en 1652 quil revendra en 1672, et malgré le lourd travail, le futur célèbre fabuliste commence à écrire. Il rencontre à Paris des anciens amis comme Maucroix, puis des nouveaux tels Furetière, les frères Tallemant de Réaux. Il fréquente alors La table ronde, une amicale littéraire. Un grand seigneur proche parent de la princesse de Clèves.